J'avais entendu beaucoup de bien du musée de la Piscine de Roubaix et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçue. A environ deux heures de Paris (un peu plus d'une heure en tgv pour atteindre Lille puis une vingtaines de minute en métro), on accède à un véritable petit bijou. 

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Pourquoi piscine ? Parce que le musée est implanté dans une ancienne piscine Art Déco construite de 1927 à 1932 à Roubaix alors haut lieu de l'industrie française. Le bâtiment est d'ailleurs le reflet de la politique sociale du maire roubaisien Jean-Baptiste Lebas puisqu'il ouvrait ses portes à tous les ouvriers. Le lieu ferme ses porte en 1985 pour mieux renaître sous la forme d'un musée en 2001.

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Et justement les collections du musée font la part belle au mouvement Art Déco mais aussi au XIXe siècle. Petit plus, on trouve également une impressionnante collection de textile, industrie qui a marqué le passé industriel de Roubaix. Tout est donc en accord aussi bien avec le bâtiment qu'avec l'histoire de Roubaix. 

On entre d'abord dans un lieu spectaculaire qui a gardé sa structure d'origine : le bassin encadré par les cabines avec, en fond des bruits de piscine. L'immersion est totale.

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Tout autour, c'est logiquement des oeuvres en lien avec l'eau qu'on nous montre à voir. D'un côté, aigneuses, nymphes et animaux aquatiques sont à l'honneur. De l'autre, leur répondent des figures d'ouvriers, toujours en rappel au passé industriel de Roubaix. 

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Lorsqu'on s'éloigne, du bassin central on découvre un parcours thématique assez complet . En d'abord une magnifique collection d'art décoratif donnant la part belle à l'Art Nouveau (on peut admirer notamment un exemplaire d'une danseuse à l'écharpe d'Agathon Léonard) mais aussi, en adéquation avec le lieu, à l'Art Déco (autant dire que j'étais comblée). On découvre toutefois quelques pièces contemporaines qui ponctuent harmonieusement le parcours (on ne frôle pas l'overdose comme dans certains musées). 

Roubaix10 Danseuse à l'écharpe, Agathon Léonard (1903)Roubaix14

Le musée donne aussi toute sa place à la peinture et à, la sculpture, tonjours dans un parcours thématique savamment organisé, peu ou prou en lien avec le bâtiment, son histoire et son utilisation. A mon grand plaisir, j'ai pu admirer une peinture de Tamara de Lempicka, artiste phare des années 20 mais relativement rare dans les collections françaises. 

Tamara de Lempicka, La communiante (1928) Jan et Joël Martel, La Joueuse de Luth (1932)Roubaix13

Bref, un passage indispensable si vous séjournez dans le Nord !

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