Retour à Courbevoie mais cette fois-ci pour parler des extérieurs du musée Roybet Fould puisque eux-aussi possèdent leurs lots de - belles - découvertes. 

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Le musée Roybet Fould est compris dans l'ancien pavillon de la Suède et Norvège, édifié pour l'Exposition universelle de 1878 à Paris. Construit par l'architecte Henrik Thrap-Maye, il évoque l'architecture nordique à travers sa construction en bois, ces motifs décoratifs sculptés et peints en jaune, rouge ou noir. 

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Le bâtiment doit sa survie (à l'époque, les constructions des expositions universelles étaient généralement détruites par la suite) au prince Stirbei qui rachète le pavillon et en fait l'atelier de sa fille, l'artiste Consuelo Fould. Il le démantèle pour mieux le reconstruire à Courbevoie, dans le parc de Bécon, propriété du prince roumain. Et en cela, il profite du caractère "préfabriquée" du pavillon voulu par l'architecte et qui en fait une des premières constructions de ce type. 

Le pavillon de la Suède et Norvège n'est pas le seul vestige lié à l'Exposition de 1878 que conserve le parc de Bécon. En continuant la balade, on découvre le pavillon des Indes Britanniques qui a connu plus ou moins le même sort que son homologue nordique.

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Commandé par le prince de Galles pour représenter les Indes britannique à l'Exposition universelle de 1878, il est construit à l'intérieur du palais de fer sur le champs de Mars.

(c) Roger Viollet

Là encore, on voit la volonté de matérialiser une architecture typique, ici typiquement indienne. C'est donc la fête aux coupoles dorées, aux carreaux de faïence et bien d'autres encore. Pour autant, on ne voit aujourd'hui qu'une partie de l'édifice qui était beaucoup plus imposant à l'époque.

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A la fin de l'exposition, le pavillon est coupé en deux, l'une d'elle est acquise encore une fois par Georges Stirbei. Comme pour le pavillon de la Suède et Norvège, il le fait reconstruire dans le parc de Bécon et en fait un atelier, mais pour sa deuxième fille adoptique, George-Achille Fould. 

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En plus de ces deux pavillons, on peut même profiter du parc de Bécon, grand espace vert parsemé de fleurs, qui offre une vue sur Paris et la tour Eiffel.