C'est un peu par hasard que j'ai découvert le musée Roybet Fould. Et ce hasard a bien fait les choses puisque je n'ai pas été déçue par ce petit musée dédié aux artistes Ferdinand Roybet et Consuelo Fould. 

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Ferdinand Roybet, autant dire que ce nom m'était inconnu. Né en 1846, Ferdinand Roybet côtoie le milieu artistique parisien de la fin du XIXe siècle. Très vite, il se spécialise dans une peinture reprenant aussi bien dans les sujets que dans le style les grands exemples flamand et hollandais du XVIIe siècle. 

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Et justement, lorsque je suis venue visiter le musée, une exposition dossier était dédiée à une oeuvre de l'artiste, La main sèche, une démontsration de cette influence typique de l'artiste.

Petite mais très didactique, j'ai véritablement découvert l'artiste à travers cette exposition. A l'aide de gravures, des dessins préparatoires, elle nous présente les différentes étapes d'élaboration de l'oeuvre qui a occupé l'artiste une bonne partie de sa carrière. 

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Dans un second temps, on comprend l'origine ancienne et les règles du jeu de la main chaude. C'est peut-être ce point qui m'a un peu dérouté. même si cet inconvénient est du à la disposition des salles du musée, le jeu n'est explicité que dans une partie de l'exposition bien distincte de celle de l'oeuvre en elle-même. Pour la rejoindre, il faut traverser le musée qui est certes petit mais quand même. Du coup, cela casse un peu le visiteur dans son élan. 

Dans les autres salles du musée justement, on en découvre d'avantage sur la carrière de Ferdinand Roybet, présenté en dialogue avec certains artistes contemporains, comme le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux.

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Les dernières salles sont ensuite consacrées à Consuelo Fould, fondatrice du musée et ami de Ferdinand Roybet. Egalement artiste, les peintures de Consuelo Fould sont plus consensuelles (voire mièvres pour nos yeux du XXe siècle) mais finalement agréables à regarder. 

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Le musée est petit, il ne faut pas s'attendre à Versailles mais malgré tout, très agréable ; on n'en ressort pas "gavé" d'informaions, juste content d'avoir découvert l'oeuvre de 2 artistes qui symbolisent bien à eux-deux des tendances de l'art du XIXe siècle. 

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