lettres parisiennes

21 octobre 2018

La sélection des vacances #4

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L'été aura été placé sous le signe du soleil et surtout de la chaleur, ce qui motive pas mal à bouger hors des villes. Cette année, j'ai surtout fait la part belle à la région parisienne et le Pays de la Loire pour me dépayser du monde parisien. 

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Direction donc le Pays de Loire et la tranquille petite ville de la Bernerie-en-Retz située pas loin de Nantes. Balnéaire, elle est constituée principalement d'une succession d'anciennes petites maisons de pêcheurs et nous avons eu la chance de loger dans l'une d'elles, tout proche de la plage. On a donc tenté la baignade (frileusement d'abord et à fond ensuite) et forcément les couchers de soleil. Pour varier on peut aussi décider de se lancer dans une marche sur la plage à marée très basse pour longer la côte ou passer par le marais de Lyarne. On arrive alors en limite de Vendée sur le petit port du Collet qui n'est maintenant qu'un petit port de plaisance (au XIXe et XXe siècle, le port était particulièrement actif dans le commerce du sel) où on peut s'arrêter pour manger un bon plateau de fruits de mer. 

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Chatou, c'était un peu le genre de sortie qu'il fallait faire lors des grandes chaleurs. Le cadre était ainsi parfait pour visiter ce musée consacré aux impressionniste et lové sur les bords de Seine (donc air et fraicheur - relative - à la clé).  Il faudra malgré tout passer l'épreuve du RER, traverser le pont reliant Rueil Malmaison à Chatou pour ensuite arriver à destination. L'exposition temporaire actuelle propose d'aborder l'âge de raison et présente une série d'oeuvres d'artistes peu connus mais qui mériteraient qu'on s'y arrête davantage de par la qualité de leurs réalisations. On peut d'ailleurs profiter de visites régulières de l'exposition, particulièrement riches et instructives. Et terminer par une balade le long de la Seine. 

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Pornic, c'est vraiment sympathique comme on peut le lire sur les murs de la ville. Il y faut surtout se laisser aller à la déambulation dans les rues (parfois) pentues, passer par le marché du centre et acheter - forcément - quelques gâteaux nantais. Au final, nous y avons surtout fait un séjour gastronomique (l'appel du ventre ne pardonne pas) avec un passage par une créperie qui s'est plutôt bien défendue, la P'tite crêpe rit : dans un cadre très sympa (surtout si on peu profiter de la cour au soleil), on déguste des crêpes croustillantes avec des recettes qui pour certaines ont le mérite de varier des traditionnels galettes (mention spéciale pour la crêpe façon Kinder Bueno, décadente au possible). 

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C'est en se rapprochant de Paris que nous sommes arrêtées à La Ferté-Bernard un peu par hasard. Le centre est marqué par l'église (aux faux airs de cathédrale), à l'époque en restauration et couverte de parapluies multicolores. Construit à partir du XVe siècle, l'édifice par sa monumentalité rappelle qu'il a bénéficié du soutien de plusieurs rois de France lors de son édification. Une porte médiévale est également à voir même si nous n'avons malheureusement pas eu le temps de nous y arrêter. 

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13 août 2018

Eviter le naufrage : entremet huile d'olive et fraises

Le point de départ de cette recette aura été un ratage (pas tant de réalisation que de décoration). Pour rendre honneur au climat estival, je m'étais lancée dans la recette d'entremet fraise-olive du blog Chic chic Chocolat. Seulement voilà, je n'ai pas du tout le même matérial et lorsqu'il a fallut démouler, on frôlait le carnage (poitn de spirale délicate comme sur la recette initiale). Le gateau étant quand même bon, j'ai décidé de le combiner à une autre recette histoire d'en faire quelque chose. Cela donne donc un entremet à l'huile d'olive et fraise rehaussé par une crème chantilly vanille, une génoise à l'huile d'olive et pour terminer quelques fraises et pistaches. Le gateau a connu une seconde chance et ô miracle, a fait fureur! 

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Dans le panier pour 6 personnes :

L'ENTREMET (j'ai suivi plutôt scrupuleusement la recette de Chic chic chocolat) :

Pour le confit de fraises :                     Pour la crème bavaroise : 

- 250 g de fraises                                   - 165 g de lait

- 40 g de cassonade                               - 50 g de sucre

- 3 g de pectine                                      - 2 jaunes d’œufs

- 1 cs de jus de citron                            - 2,5 feuilles de gélatine

                                                              - 165 g de crème liquide entière

                                                              - 35 g d'huile d'olive

                                                              - 1 zeste de citron bio

 

LA GENOISE (tirée du blog That's amore) :

- 50g d'huile d'olive

- 60g de crème fraîche

- 100gr de sucre

- 125gr de farine

- 1/2 sachet de levure

- 2 œufs

- 1 c. à soupe de zeste de citron râpé

- une pincée de sel

 

LA DECORATION : 

- 15 cl de crème liquide entière

- 10g de sucre

- Une demi gousse de vanille

- quelques fraises

- quelques pistaches hâchées

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Commencer par préparer l'entremet. Pour cela, découper les fraises et les placer dans une casserole (j'ai préféré ne pas les mixer comme dans la recette initiale) et faire chauffer doucement. Mélanger la pectine et le sucre puis ajouter aux fraises. Après ébullition, incorporer le jus de citron et laisser mijoter pendant quelques minutes. Verser la préparation dans un moule (légèrement plus petit que votre gâteau final) et placer au congélateur pour qu'il fige. 

*

Placer les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide. Faire chauffer le lait et en même temps, fouetter les jaunes d'oeufs et le sucre. Incorporer à la préparation les zestes de citron. Y verser le lait chaud et fouetter. Replacer dans la casserole et faire épaissir puis, hors du feu, ajouter la gélatine. Lorsque la crème est tiède, ajouter l'huile d'olive. 

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Fouetter la crème en chantilly et l'incorporer au mélange à l'huile d'olive. Placer la moitié dans un moule, puis laisser prendre au congélateur. Une fois la crème un peu prise, placer le confit de fraises et la seconde moitié de la crème à l'huile d'olive. Laisser prendre au congélateur. 

*

Passer ensuite à la réalisation de la génoise. Préchauffer le four à 180°C. Mélanger les ingrédients secs puis ajouter les oeufs, l'huile et la crème : mélanger avec un batteur. Verser dans un moule et cuire 30 min. Laisser refroidir

*

Pour le montage, sortir l'entremet du congélateur (à peu près 2-3 h avant de servir) et le poser sur la génoise. Monter la crème en chantilly avec le sucre et la vanille puis la pocher sur le pourtour du gateau. Terminer en parsemant le tout de fraises et de pistaches hâchées. 

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11 juillet 2018

En avant les vacances : pourquoi pas le Montenegro ?

Le Montenegro, je l'ai gardé de côté un certain moment. Tout est parti d'une visite manquée lors d'un voyage en Croatie : lors de ce séjour, on avait prévu de passer par le Montenegro mais plusieurs péripéties nous ont contraintes à annuler. Mais pas à oublier et me voici quelques années plus tard au sein du pays.  

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Le Montenegro, c'est un pays coincé entre la Croatie, l'Albanie et la Serbie. Petit par sa surface, il n'en comporte pas moins une grande richesse notamment au niveau des paysages. De fait, on a un peu voulu faire les extrêmes en passant quelques jours dans le nord puis direction le sud.  

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LE NORD : KOLASIN, LE PARC DU DURMITOR

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Dans le nord, nous nous sommes arrêtées à Kolasin, puisqu'assez central pour rayonner dans cette partie du pays. Là, le paysage est clairement montagneux avec une flopée de lacs à visiter. Notre choix s'est porté sur le parc national du Durmitor avec au programme, une petite randonnée. Si les paysages sont sublimes, cette partie là du pays nous a donné l'impression d'être moins armée face au tourisme. On croise finalement assez peu de "grosses" villes avec des points infos tourisme mais cela n'est peut être pas plus mal comme ça puisqu'on s'immerge vraiment dans l'ambiance de la région. 

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AU CENTRE DU PAYS, LE MONASTERE D'OSTROG

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Le Montenegro, c'est aussi des monastères creusés dans la roche. Et parmi eux, le plus connu, celui d'Ostrog. Nous avions décidé de le visiter durant le trajet qui nous menait du nord vers le sud. Et petit conseil, munissez-vous d'un bon GPS sinon, circuler dans le Montenegro deviendra vite un cauchemar (le nôtre était plus ou moins à jour et nous a obligé à faire des détours pas forcément des plus heureux ; après avantage, ça fait voir du pays). Clairement, le Montenegro n'est pas réputé pour ses routes et celles qui mènent au monastère ne font pas exception. Ultra sinueuse, bordées de ravins avec en plus des bouchons, on en ressort de là complètement déboussolées (pour moi = solidarisée avec la poignée intérieure de la portière) mais ça en vaut la peine. 

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LE SUD : LES BOUCHES DE KOTOR

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Après la visite du monastère d'Ostrog, direction le sud et là encore notre GPS nous joue des tours et nous fait emprunter littéralement le chemin de la mort (une route étroite en lacet avec des ravins des deux côtés). Alors oui pour circuler au Montenegro, il ne faut pas forcément prendre le trajet le plus court comme le voudraient les GPS mais le plus safe (comprendre les grands axes).  Ma peur du vide aura été mise à rude épreuve. 

Dans le sud, nous avons logé à Risan, charmante petite ville des bouches de Kotor. Notre Airbnb avait une vue imprenable sur les bouches ce qui nous a vallu de magnifiques couchés de soleil. Le sud est clairement plus touristique que le nord et ça se ressent. Kotor est à faire pour la forme mais il ne faut pas trop s'y attarder sous peine de frôler l'overdose de touristes. 

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Il est beaucoup plus agréable de s'attarder sur les villages au bord de la côte (certes touristiques mais quand même moins que Kotor) et surtout Perast qui nous a le plus plu. Il ne faut pas louper la visite de l'église de Notre-Dame-du-Recif édifiée sur un île construite ex-nihilo en face du village (certes on est encore dans l'ultra touristique mais c'est malgré tout une visite très sympa à faire). 

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Se déplacer au Montenegro

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De Paris, il existe des vols jusqu'à la capitale Podgorica. Pour se déplacer dans le pays et en profiter, une voiture est quasiment indispensable. 

Se loger au Montenegro

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Pour se loger, nous sommes passées par Airbnb mais aussi, dans le nord, nous avons profité d'un logement chez l'habitant. La famille y était hyper chaleureuse et nous a permis de découvrir encore plus l'esprit montenegrin. 

Se sustenter au Montenegro

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Le sud a une cuisine plutôt méditerranéenne mais à choisir, il faut mieux goûter les plats du nord du montenegro (plus montagnard et certes plus lourds). A tester absolument, le Kacamak, sorte de purée à la farine de maîs agrémentée de fromage. 

 

06 avril 2018

Un petit goût de fin d'hiver : ananas caramélisé, ganache chocolat et son crumble à la cannelle

Je crois que je suis un peu comme tout le monde en ce moment : j'attends avec impatience le soleil (même un rayon me suffirait). Alors pour combler le manque, je me suis reportée sur un ananas mais que j'ai cuisiné un peu en fonction de ce que m'évoque le temps actuel : l'hiver, avec de la cannelle, du chocolat avec un brin de caramel. 

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Dans le panier pour 2 bols : 

- 1 demi ananas coupé en morceaux           Pour la ganache :                                 Pour le crumble :

- 20g de beurre                                             - 75g de chocolat noir                            - 30g de beurre

- 10g de sucre                                              - 60 mL de crème liquide entière           - 30g de farine

                                                                                                                                    - 10g de sucre

                                                                                                                                    -  30g de noisettes en poudre

                                                                                                                                    - 1 càc de cannelle en poudre

 

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Commencer par préparer la ganache : couper le chocolat en morceaux et faire chauffer le crème. Verser la crème chaude sur le chocolat, remuer et laisser poser au frais (idéalement pendant toute une nuit). 

Mélanger le beurre, la farine, le sucre, la poudre de noisettes et la cannelle en poudre pour former le crumble (on doit avoir une consistance sableuse). Cuire environ 15-20min à 180°C. Laisser refroidir. 

Dans une poëlle, faire revenir l'ananas en morceaux avec le sucre et le beurre. Une fois que le tout caramélise, retirer du feu. 

Sortir la ganache du frigo et la monter au fouet. 

Dresser dans un bol les ananas caramélisés, recouvrir d'un peu de ganache et soupoudrer de crumble. 

 

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08 février 2018

Babyface ou la revanche d'une blonde avant l'heure (et plus subtil)

La découverte de Babyface a été pour moi un peu comme un hasard. Une insomnie typique du dimanche soir, la télé allumée, France 3 en fond. Commence alors ce film, qui m'a scotché tout du long. 

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 Babyface, c'est l'histoire de Lily, femme née dans un milieu défavorisé et qui choisit, pour s'en sortir, de gravir les échelons en utilisant son pouvoir sur les hommes. Elle multiplie les amants, qui, pour certains, s'entretuent par amour. Et enfin, elle réussit à séduire le PDG de la banque qui l'emploie, se marie et atteint son objectif ultime : un nom et la sécurité financière. Seulement le monde de la banque, d'autant plus dans les années 30, est très fluctuant : son mari perd sa fortune. Se pose alors un cas de conscience pour Lily : abandonner sn mari pour conquérir de nouveau un homme riche ou rester par amour. 

Le film, sorti en 1933 - assez transgressif donc par son thème pour l'époque - fait parti d'une phase hollywoodienne privilégiant les sujets sulfureux avec le plus souvent un personnage fémineux ultra séducteur. Mais Babyface est réalisé à une période charnière, qui explique que le film eu droit à une fin alternative, suite à la mise en place du code hollywoodien. 

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Parce qu'on le sait trop bien, l'Histoire n'est qu'une suite de recommencements. En 1921, l'affaire Roscoe Arbuckle éclate : le populaire acteur,  réalisateur mais aussi producteur est suspecté en 1921 du viol et du meurtre de Virginia Rappe. Lors d'une fête organisée par son initiative au douzième étage du St. Francis Hotel à San Francisco, l'actrice est retrouvée inanimée dans la salle de bain d'une chambre où l'avait emmené le comédien. Elle décèdera quelques jours plus tard. Les suspicions sont de mises puisque les témoignages ne sont clairement pas en faveur de Roscoe Arbuckle. La fête d'abord qui au final se révèle n'être pas qu'une simple "party" : l'alcool coule à flot pendant 3 jours et Virginia Rappe serait venue accompagnée de Maude Delmont soupçonnée d'être la maquerelle de la soirée. C'est Roscoe Arbuckle aui attire une Vicrginia Rappe éméchée dans une chambre devenue son tombeau. 

Roscoe Arbuckle sera acquitté mais sa carrière est condamnée. 

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Rapidement, on voit dans cette affaire, le miroir des moeurs supposés dissolus d'Hollywood, obligeant l'industrie cinématographique à réagir : c'est ce qui explique la création d'un code destiné à moraliser les films. Celui-ci obligera Alfred E. Green, réalisateur de Babyface, à proposer une fin alternative, beaucoup plus consensuelle. 

Pour montrer le côté sulfureux de son héroïne, le réalisateur va donner le rôle principal - si ce n'est le premier - aux costumes. Le film, est le reflet de la modernité de la mode dans les années 1930. le corps féminin se dévoile sans être remodelé par une multitudes de sous-vêtement.s 

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Dans le film, on voit par exemple une magnifique robe dévoilant le dos de l'actrice mais aussi ses formes grâce à l'usage du satin, matière par excellence de la séduction. Ou l'art de dévoiler sans trop en montrer. Une robe qui tranche avec la mode du début du siècle friande de frous-frous, corset et autre crinoline mais qui surtout reste totalement d'actualité aujourd'hui. Je crois d'ailleurs n'avoir jamais vu une robe mettre autant en valeur une actrice. 

Tout est dans la suggestion puisque à aucun moment, les costumes ne tombent dans le vulgaire ou le graveleux. Et c'est là tout l'art du film : dévoiler la finesse et le machiavélisme de Lily à travers son élégance et l'ambiguïté de ses robes (côté pile une certaine couvrance du tissu côté face, un dos dénudé). Mention spéciale à l'actrice Barbara Stanwyck qui vient par son jeu ultra froid compléter le discours des costumes.  

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Les robes de Lily montrent aussi son évolution sociale, de simple serveuse à femme de financier. Peu à peu, les tenues se font plus séductrice et se parent de bijoux, reflet de la nouvelle position sociale de l'héroïne. 

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 Babyface a donc été pour moi une magnifique découverte et mieux encore, il me pousse à m'intéresser beaucoup plus au cinéma et à son histoire, avec à la clé, peut être un autre article pour ce blog !


30 décembre 2017

Petit sablés sapins aux épices ou comment prolonger l'esprit de Noël

Ca y est, les vacances sont arrivées et avec elles, les goûters de Noël. Et pour ça, rien de mieux que des petits sablés, twistés par des épices et du chocolat, une recette plutôt traditionnelle mais qui a toujours du succès. Pour la pâte, je me suis largement inspirée de celle de B comme Bon

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Dans le panier pour 10 sapins :

- 110g de farine                     - un oeuf

- 15g de poudre d'amande       - 1 pincée de sel

- 60g de beurre                     - 1 cuillère à café d'épices à pain d'épices

- 40g de sucre glace               - 1 cuillère à café d'huile de pépin de raisin

- 40g de chocolat patissier

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Commencer par mélanger la farine, la poudre d'amande et le sucre. Incorporer ensuite le beurre coupé en morceau : malaxer pour donner une consistance sableuse. Ajouter l'oeuf et le sel. Former une boule et laisser reposer au frigo pendant au moins une heure. 

Préchauffer le four à 170°C. Etaler la pâte puis avec un emporte pièce, former des sapins. Enfourner pendant 10min puis laisser refroidir. 

Faire fondre le chocolat avec l'huile de pépin de raison au bain marie puis napper les sapins. 

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28 septembre 2017

La sélection des vacances #3

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Oui, les vacances sont terminées il y a bien longtemps maintenant mais comme il n'est jamais trop tard, voici mon petit best of de l'été (histoire aussi de rajouter un peu de soleil et de chaleur à ces temps frisquets de novembre). 

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Quand on pense à Lyon, on pense inévitablement au musée des Confluences, ouvert il y a maintenant quelques années. Lors d'un week end à Lyon, nous n'avons naturellement pas fait l'impasse mais malgré tout, le musée qui tire véritablement son épingle du jeu, c'est bien plus le musée des Beaux Arts de Lyon.

Chat, Claudius Linossier

Parce que peut être moins dépassé par son ambition que son homologue du quartier des confluences, le musée des Beaux Arts propose une collection diversifiée  : on commence le parcours par une magnifique Ascension du Christ du Pérugin, maître du sacro-saint Raphaël, datée de la fin du XVe siècle puis on peut décider de rentrer dans une impressionnante salle de sculpture du XIXe. Elle mêle artistes reconnus avec des personnalités lyonnaises plus confidentielles. Et ensuite en montant dans les étages, on en a vraiment pour tous les goûts (peintures, sculptures, etc) et toutes les époques. Mention spéciale a une série  étrange et dérangeante mais intéressante parce que révélatrice d'une certaine époque : Le poème de l'âme par Louis Jannot peint entre 1835 et 1855

Et pour ne pas trop perdre le visiteur, le musée a d'ailleurs édité plusieurs dépliants consacrés à différents thèmes (la couleur, etc) pour se faire un petit parcours personnalisé. 

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Chatelaillon

Peu de photos de Châtelaillon et pour cause, nous avons surtout profité d'une délicieuse crêperie qui propose une terrasse avec vue directe sur la plage (on mange quasiment les pieds dans le sable). Ce qui nous a permis de profiter d'un coucher de soleil, le bec rempli de bonnes choses. 

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On ne présente plus Giverny, la demeure de Monet perdue dans la campagne normande et surtout bondé durant le début de l'été. Mais une balade s'impose également au début de l'automne : je pensais que les fleurs y seraient moins présentes mais je me trompais. On reste encore à cette époque scotché par leurs couleurs (et surtout, on peut faire un pas devant l'autre, avantage non négligable). 

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30 mai 2017

Se jeter à l'eau à Roubaix

J'avais entendu beaucoup de bien du musée de la Piscine de Roubaix et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçue. A environ deux heures de Paris (un peu plus d'une heure en tgv pour atteindre Lille puis une vingtaines de minute en métro), on accède à un véritable petit bijou. 

Roubaix

Pourquoi piscine ? Parce que le musée est implanté dans une ancienne piscine Art Déco construite de 1927 à 1932 à Roubaix alors haut lieu de l'industrie française. Le bâtiment est d'ailleurs le reflet de la politique sociale du maire roubaisien Jean-Baptiste Lebas puisqu'il ouvrait ses portes à tous les ouvriers. Le lieu ferme ses porte en 1985 pour mieux renaître sous la forme d'un musée en 2001.

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Et justement les collections du musée font la part belle au mouvement Art Déco mais aussi au XIXe siècle. Petit plus, on trouve également une impressionnante collection de textile, industrie qui a marqué le passé industriel de Roubaix. Tout est donc en accord aussi bien avec le bâtiment qu'avec l'histoire de Roubaix. 

On entre d'abord dans un lieu spectaculaire qui a gardé sa structure d'origine : le bassin encadré par les cabines avec, en fond des bruits de piscine. L'immersion est totale.

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Tout autour, c'est logiquement des oeuvres en lien avec l'eau qu'on nous montre à voir. D'un côté, aigneuses, nymphes et animaux aquatiques sont à l'honneur. De l'autre, leur répondent des figures d'ouvriers, toujours en rappel au passé industriel de Roubaix. 

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Lorsqu'on s'éloigne, du bassin central on découvre un parcours thématique assez complet . En d'abord une magnifique collection d'art décoratif donnant la part belle à l'Art Nouveau (on peut admirer notamment un exemplaire d'une danseuse à l'écharpe d'Agathon Léonard) mais aussi, en adéquation avec le lieu, à l'Art Déco (autant dire que j'étais comblée). On découvre toutefois quelques pièces contemporaines qui ponctuent harmonieusement le parcours (on ne frôle pas l'overdose comme dans certains musées). 

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Le musée donne aussi toute sa place à la peinture et à, la sculpture, tonjours dans un parcours thématique savamment organisé, peu ou prou en lien avec le bâtiment, son histoire et son utilisation. A mon grand plaisir, j'ai pu admirer une peinture de Tamara de Lempicka, artiste phare des années 20 mais relativement rare dans les collections françaises. 

Tamara de Lempicka, La communiante (1928) Jan et Joël Martel, La Joueuse de Luth (1932)Roubaix13

Bref, un passage indispensable si vous séjournez dans le Nord !

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14 avril 2017

Voyage au coeur des Cinque Terre

Les beaux jours reviennent et bientôt nous aurons droit aux sacro saints pont d'avril et de mai. Et voici justement une idée de destination qui est parfaite pour ces longs week end :  les villages des Cinque Terre, accesibles de Pise (à environ 1h d'avion de Paris). 

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Les Cinque Terre sont avant tout un parc naturel comprenant 5 villages encastrés sur des rochers au bord de la mer : Riomaggiore, Manarola, Corniglia, Vernazza et Monterosso. Une ligne de train les relie entre eux et si on n'aime pas le train, on peut aussi se laisser tenter par les chemins de randonnées qui sont également très réputés. 

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MANAROLA

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Il est assez difficile de se loger dans les petits villages des Cinque Terre. Nous avons choisi un Airbnb à Manarola qui nous paraissait assez pratique et central pour nous déplacer : la gare est facilement accesible du "centre" et le port permet de prendre le bâteau pour les autres villages (ou pour Portovenere).  Mention spéciale au Cop du village (le seul supermarché en fait) qui vend de succulents produits locaux (le parmesan ou encore la mozzarella et même les pâtes qui se suffisent à elles même). 

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Nous avons choisi une petite maison à Groppo, un hameau situé dans les hauteurs de Manarola. Alors soit, il faut prendre un bus de la mort pour y arriver mais la vue de la terrasse valait vraiment la peine. Le hameau est également très bien situé pour partir sur les chemins de randonnée. 

Groppo

Une fois arrivées à notre Airbnb, nous avons décidé de faire les villages en deux jours, pour pouvoir mieux en profiter. Nous n'avons opté qu'une fois pour le bâteau car cela revient assez cher (il existe des forfaits de train un peu plus économiques, même si la vue n'est pas la même). 

Manarola est un petit village juché sur la falaise à l'image des autres bourgs des Cinque Terre. Il se détache grâce à ses façade colorées typique des Cinque Terre. Il n'y a pas véritablement de plage mais on peut poser la serviette sur les rochers et se risquer à piquer une tête. 

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RIOMAGGIORE

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A côté de Manarola, se situe Riomaggiore, le premier village des Cinque Terre au sud. Il existe une petite plage pour se baigner (attention aux méduses) mais le village, un peu plus étendu que les autres, vaut le détour. Il faut avoir le courage de monter sur les hauteurs pour découvrir une vue magnifique et quelques beaux monuments. 

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CORNIGLIA

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J'ai trouvé que Corniglia était le village le plus difficile d'accès. Comme il se situe très en hauteur (100m au dessus de la mer), on est obligé de prendre un bus après être arrivées à la gare. Ou pour les plus courageux, monter à pied (pour une bonne vingtaine de minutes de marche). Entouré de vignobles, Corniglia jouit d'une certains tranquilité du fait de sa position haute. 

corniglia

 

VERNAZZA

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Les villages se suivent mais ne se ressemblent pas. On retourne un peu plus près de la mer avec Vernazza. Le village a beaucoup souffert des inondations de 2011 et cela se voit encore dans la ville. Bizarrement, c'est celle que j'ai le moins aimé car moins pittoresque à mon sens que les autres et surtout, beaucoup plus bondée (même si tout est relatif, les Cinque Terre étant beaucoup fréquentées en été). 

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MONTEROSSO

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Monterosso, c'est l'aspect un peu bling bling des Cinque Terre. C'est là où on trouve les vraies plages - comprendre payantes - mais si on s'éloigne de la gare, on entre dans un petit centre charmant. 

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SPECIAL GUEST : PORTOVENERE

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Portovenere ne fait pas en soi partie des Cinque Terre mais vaut quand même le détour. Accessible uniquement par bateau ou bus (aucune gare ne la dessert), elle offre encore un voyage typique. Quelques curiosités sont à voir : l'église San Pietro qu'on découvre dès l'arrivée en bâteau, la grotte fétiche de Byron ou encore l'église San Lorenzo (pour les plus courageux). 

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Où manger au Cinque Terre si il ne devait en rester qu'un ?

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Nous n'avons pas testé beaucoup de restaus au Cinque Terre (nous nous sommes contentées le plus souvent de courses au fameux Cop de Manarola ou alors nous avons pris des choses à emporter) , juste un seul mais qui valait véritablement la peine. Nous avons suivi l'avis du guide du routard et notre choix s'est porté sur sur la Trattoria dal Billy (Manarola). Pâtes faites maison, produits de la mer ultra frais, ce restaurant a été tout simplement un délice. Attention à bien réserver car le lieu est rapidement bondé. 

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01 avril 2017

Profiter du week-end : brioche tressée à la fleur d'oranger

Le week-end, c'est le moment où on ralentit le rythme, où on se fait plaisir. J'aime particulièrement cette recette parce qu'elle correspond tout à fait à ma vision des petits déjeuner du week end : sans prise de tête et surtout gourmand ! Alors on dit oui aux brioches le dimanche matin !

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Dans le panier pour 1 brioche :

- 250g de farine

- 5g de levure de boulanger désydratée

- 12,5 cL de lait

- 45g de sucre

- Perles de sucre pour la décoration

- 1 cuillère à café de fleur d'oranger

- 1 oeuf + un jaune d'oeuf

- 30g de beurre mou

- 1 pincée de sel

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Délayer la levure dans le lait tiède. En même temps, mélanger la farine, le sucre et le sel. Faire un puit et ajouter l'oeuf, la fleur d'oranger puis le lait. Bien mélanger jusqu'à obtenir une texture pâteuse. Ajouter le beurre mou et laisser reposer au chaud pendant une heure. Dégazer la pâte et laisser de nouveau reposer 2h.

Fariner un plan de travail et diviser la pâte en 3 boudins. Tresser les boudins. Badigeonner la tresse de jaune d'oeuf et parsemer de perles de sucre. Enfourner 45min à 180°C 

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Posté par SuZ- à 00:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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