lettres parisiennes

30 mai 2017

Se jeter à l'eau à Roubaix

J'avais entendu beaucoup de bien du musée de la Piscine de Roubaix et le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçue. A environ deux heures de Paris (un peu plus d'une heure en tgv pour atteindre Lille puis une vingtaines de minute en métro), on accède à un véritable petit bijou. 

Roubaix

Pourquoi piscine ? Parce que le musée est implanté dans une ancienne piscine Art Déco construite de 1927 à 1932 à Roubaix alors haut lieu de l'industrie française. Le bâtiment est d'ailleurs le reflet de la politique sociale du maire roubaisien Jean-Baptiste Lebas puisqu'il ouvrait ses portes à tous les ouvriers. Le lieu ferme ses porte en 1985 pour mieux renaître sous la forme d'un musée en 2001.

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Et justement les collections du musée font la part belle au mouvement Art Déco mais aussi au XIXe siècle. Petit plus, on trouve également une impressionnante collection de textile, industrie qui a marqué le passé industriel de Roubaix. Tout est donc en accord aussi bien avec le bâtiment qu'avec l'histoire de Roubaix. 

On entre d'abord dans un lieu spectaculaire qui a gardé sa structure d'origine : le bassin encadré par les cabines avec, en fond des bruits de piscine. L'immersion est totale.

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Tout autour, c'est logiquement des oeuvres en lien avec l'eau qu'on nous montre à voir. D'un côté, aigneuses, nymphes et animaux aquatiques sont à l'honneur. De l'autre, leur répondent des figures d'ouvriers, toujours en rappel au passé industriel de Roubaix. 

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Lorsqu'on s'éloigne, du bassin central on découvre un parcours thématique assez complet . En d'abord une magnifique collection d'art décoratif donnant la part belle à l'Art Nouveau (on peut admirer notamment un exemplaire d'une danseuse à l'écharpe d'Agathon Léonard) mais aussi, en adéquation avec le lieu, à l'Art Déco (autant dire que j'étais comblée). On découvre toutefois quelques pièces contemporaines qui ponctuent harmonieusement le parcours (on ne frôle pas l'overdose comme dans certains musées). 

Roubaix10 Danseuse à l'écharpe, Agathon Léonard (1903)Roubaix14

Le musée donne aussi toute sa place à la peinture et à, la sculpture, tonjours dans un parcours thématique savamment organisé, peu ou prou en lien avec le bâtiment, son histoire et son utilisation. A mon grand plaisir, j'ai pu admirer une peinture de Tamara de Lempicka, artiste phare des années 20 mais relativement rare dans les collections françaises. 

Tamara de Lempicka, La communiante (1928) Jan et Joël Martel, La Joueuse de Luth (1932)Roubaix13

Bref, un passage indispensable si vous séjournez dans le Nord !

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14 avril 2017

Voyage au coeur des Cinque Terre

Les beaux jours reviennent et bientôt nous aurons droit aux sacro saints pont d'avril et de mai. Et voici justement une idée de destination qui est parfaite pour ces longs week end :  les villages des Cinque Terre, accesibles de Pise (à environ 1h d'avion de Paris). 

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Les Cinque Terre sont avant tout un parc naturel comprenant 5 villages encastrés sur des rochers au bord de la mer : Riomaggiore, Manarola, Corniglia, Vernazza et Monterosso. Une ligne de train les relie entre eux et si on n'aime pas le train, on peut aussi se laisser tenter par les chemins de randonnées qui sont également très réputés. 

carte cinque terre

MANAROLA

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Il est assez difficile de se loger dans les petits villages des Cinque Terre. Nous avons choisi un Airbnb à Manarola qui nous paraissait assez pratique et central pour nous déplacer : la gare est facilement accesible du "centre" et le port permet de prendre le bâteau pour les autres villages (ou pour Portovenere).  Mention spéciale au Cop du village (le seul supermarché en fait) qui vend de succulents produits locaux (le parmesan ou encore la mozzarella et même les pâtes qui se suffisent à elles même). 

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Nous avons choisi une petite maison à Groppo, un hameau situé dans les hauteurs de Manarola. Alors soit, il faut prendre un bus de la mort pour y arriver mais la vue de la terrasse valait vraiment la peine. Le hameau est également très bien situé pour partir sur les chemins de randonnée. 

Groppo

Une fois arrivées à notre Airbnb, nous avons décidé de faire les villages en deux jours, pour pouvoir mieux en profiter. Nous n'avons opté qu'une fois pour le bâteau car cela revient assez cher (il existe des forfaits de train un peu plus économiques, même si la vue n'est pas la même). 

Manarola est un petit village juché sur la falaise à l'image des autres bourgs des Cinque Terre. Il se détache grâce à ses façade colorées typique des Cinque Terre. Il n'y a pas véritablement de plage mais on peut poser la serviette sur les rochers et se risquer à piquer une tête. 

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RIOMAGGIORE

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A côté de Manarola, se situe Riomaggiore, le premier village des Cinque Terre au sud. Il existe une petite plage pour se baigner (attention aux méduses) mais le village, un peu plus étendu que les autres, vaut le détour. Il faut avoir le courage de monter sur les hauteurs pour découvrir une vue magnifique et quelques beaux monuments. 

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CORNIGLIA

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J'ai trouvé que Corniglia était le village le plus difficile d'accès. Comme il se situe très en hauteur (100m au dessus de la mer), on est obligé de prendre un bus après être arrivées à la gare. Ou pour les plus courageux, monter à pied (pour une bonne vingtaine de minutes de marche). Entouré de vignobles, Corniglia jouit d'une certains tranquilité du fait de sa position haute. 

corniglia

 

VERNAZZA

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Les villages se suivent mais ne se ressemblent pas. On retourne un peu plus près de la mer avec Vernazza. Le village a beaucoup souffert des inondations de 2011 et cela se voit encore dans la ville. Bizarrement, c'est celle que j'ai le moins aimé car moins pittoresque à mon sens que les autres et surtout, beaucoup plus bondée (même si tout est relatif, les Cinque Terre étant beaucoup fréquentées en été). 

vernazzavernazza2 vernazza3

 

MONTEROSSO

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Monterosso, c'est l'aspect un peu bling bling des Cinque Terre. C'est là où on trouve les vraies plages - comprendre payantes - mais si on s'éloigne de la gare, on entre dans un petit centre charmant. 

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SPECIAL GUEST : PORTOVENERE

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Portovenere ne fait pas en soi partie des Cinque Terre mais vaut quand même le détour. Accessible uniquement par bateau ou bus (aucune gare ne la dessert), elle offre encore un voyage typique. Quelques curiosités sont à voir : l'église San Pietro qu'on découvre dès l'arrivée en bâteau, la grotte fétiche de Byron ou encore l'église San Lorenzo (pour les plus courageux). 

IMG_3791Eglise San Pietro Eglise San Lorenzo

Où manger au Cinque Terre si il ne devait en rester qu'un ?

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Nous n'avons pas testé beaucoup de restaus au Cinque Terre (nous nous sommes contentées le plus souvent de courses au fameux Cop de Manarola ou alors nous avons pris des choses à emporter) , juste un seul mais qui valait véritablement la peine. Nous avons suivi l'avis du guide du routard et notre choix s'est porté sur sur la Trattoria dal Billy (Manarola). Pâtes faites maison, produits de la mer ultra frais, ce restaurant a été tout simplement un délice. Attention à bien réserver car le lieu est rapidement bondé. 

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Les blogs qui m'ont incitée à partir

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Two travelling birds

Tokyobanhbao 

 

01 avril 2017

Profiter du week-end : brioche tressée à la fleur d'oranger

Le week-end, c'est le moment où on ralentit le rythme, où on se fait plaisir. J'aime particulièrement cette recette parce qu'elle correspond tout à fait à ma vision des petits déjeuner du week end : sans prise de tête et surtout gourmand ! Alors on dit oui aux brioches le dimanche matin !

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Dans le panier pour 1 brioche :

- 250g de farine

- 5g de levure de boulanger désydratée

- 12,5 cL de lait

- 45g de sucre

- Perles de sucre pour la décoration

- 1 cuillère à café de fleur d'oranger

- 1 oeuf + un jaune d'oeuf

- 30g de beurre mou

- 1 pincée de sel

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Délayer la levure dans le lait tiède. En même temps, mélanger la farine, le sucre et le sel. Faire un puit et ajouter l'oeuf, la fleur d'oranger puis le lait. Bien mélanger jusqu'à obtenir une texture pâteuse. Ajouter le beurre mou et laisser reposer au chaud pendant une heure. Dégazer la pâte et laisser de nouveau reposer 2h.

Fariner un plan de travail et diviser la pâte en 3 boudins. Tresser les boudins. Badigeonner la tresse de jaune d'oeuf et parsemer de perles de sucre. Enfourner 45min à 180°C 

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28 février 2017

Joue-la comme Cyril Lignac : Cake aux pommes et son glaçage chocolat-pralin

A la base de cette recette, il y a eu un cake de la Patisserie de Cyril Lignac ramené par une collègue. Un cake délicieux imbibé de sirop d'orange avec un glaçage chocolat et noisettes, autant dire que nous nous sommes régalées.

Une fois rentrée, j'ai voulu tenter moi-même de faire le même type de gateau. Ce qui tombait bien puisque j'avais encore des noisettes ramenées de Normandie et transformées en pralin maison (un petit test dont je n'étais pas peu fière). A la place de l'imbibage à l'orange, j'ai choisi d'utiliser des pommes revenues légèrement à la poële. Alors certes, ça ne valait pas le cake de Cyril Lignac (au niveau de l'aspect du glaçage notamment ^^) mais il a quand même eu un certain succès. 

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Dans le panier :

- 3 pommes golden

- 250 gr de farine

- 150 gr de sucre

- 115 gr de beurre demi-sel pommade

- 1 œuf

- 1 sachet de levure chimique

- 110 ml de lait

- 1 cuillère à café de jus de citron

- 100g de chocolat au lait

- 1 cuillière à soupe d'huile de pépin de raisin

- 2 cuillère à soupe de poudre de pralin

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Préparation (d'après la recette du blog Allez Hop Eileen) :

Commencer par préparer le buttermilk en mélangeant le lait et le citron. Laisser reposer au moins 10min.

Préchauffer le four à 180°C. 

Pendant ce temps, peler et découper les pommes en morceaux. Les faire revenir à la poële avec un peu de sucre. Laisser caraméliser puis refroidir hors du feu. 

Mélanger l'oeuf, le sucre et le beurre mou. Ajouter le buttermilk puis la farine mélangée à la levure. Ajouter enfin les pommes. 

Enfourner pendant 1h à 180°C. Une fois cuit, ressortir le cake du four et laisser refroidir. 

Préparer le glaçage en faisant fondre le chocolat au bain Marie. Ajouter ensuite l'huile de pépin de raisin et le pralin. Napper le cake avec le glaçage et laisser refroidir. 

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02 octobre 2016

La sélection des vacances #2

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Septembre se termine et avec lui ce sont les vacances qui s'achèvent définivement, L'occasion de refaire un article best of sur mes découvertes de cet été. 

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Au lac de Poses, près de Rouen en Normandie, où on peut quasiment tout faire : ski nautique, bateau, baignade, etc. Les alentours constituent une bonnes balade (surtout si le temps ne se prête pas aux activités aquatiques) d'autant plus que lorsque nous y sommes allées, une exposition sur les canots impresionnistes avait été installée. Dépaysement garanti !

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Sorte de ruine romantique, l'abbaye de Fontaine-Guérard est un peu perdue dans la campagne normande. Elle est fondée au XIIe siècle sur la petite commune de Radepont et surtout sur le lieu d'une source guérisseuse.  Aujourd'hui, il en reste peu de choses mais l'abbaye reste un lieu magique. Les ruines cotoient la végétation qui peu à peu reprend du terrain. La source est toujours là et un ruisseau rajoute à la tranquillité du lieu. Une belle et agréable pause si vous passez dans ce coin de Normandie !

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Lucques, c'est un peu le calme à côté de la frénésie florentine et pisane. A 30 min seulement de Pise, on découvre un centre historique aux multiples visages. Pour y arriver, on traverse d'abord l'ancienne fortification étrusque (une des rares encore conservées aujourd'hui).  Puis vient le duomo construit à partir du XIème siècle et dont les colonettes de la façade ressemble presque à de la dentelle. En s'enfonçant dans les ruelles étroites, on peut aussi découvrir la tour Guinigi, curieusement couronnée d'arbres. La ville n'est pas très étendue (une journée pour la visiter paraît suffisant) mais par contre beaucoup moins encombrée de touristes ce qui autorise flâner (et se perdre) plus sereinement dans ses ruelles. 

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Copenhague, c'est un peu la ville de la détente, du vert et de la sérénité. On est dans une capitale européenne mais tout est calme et sans prise de tête. La verdure est présente à tous les coins de rues ; les canaux ponctuent la ville (il existe un bateaubus qui longe la ville mais dont fonctionnement reste assez obscur) et servent aussi à prendre un verre (dans un bateau ou aussi sur une planche de bois à même l'eau). Le centre ville étant petit, on peut tout faire à pied (sachant que les transports sont assez chers, c'est plutôt une bonne chose). Et pour se requinquer après une bonne marche, on peut s'arrêter aux halles pour casser la croute (et profiter des smorrebrod et des excellentes brioches à la cannelle). 

Un petit bémol sur l'incontournable petite sirène perdue dans une zone semi industrielle (impossible de faire une photo potable sans avoir des usines en arrière plan) ; on se demande qui a bien eu la curieuse idée de la planter là (sachant en plus qu'elle avait déjà été déplacée dans d'autres endroits)...

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24 septembre 2016

Tout pour tous au BHV (même une exposition)

Après le Printemps, c'est le BHV qui fête cette année son anniversaire et organise une exposition au sein même de son magasin, dans le Marais. 

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Le BHV c'est 160 ans d'histoire qui commencent en 1856 grâce à François-Xavier Ruel, un bimbelotier originaire d'Ardêche. Cette année là, il s'installe rue de Rivoli à Paris et crée un comptoir de vente : le Bazar de l'Hôtel de Ville est né. Ce n'est encore qu'un petit magasin qui propose de la bonneterie ou des parapluies. L'entreprise prospère et peu à peu, le magasin s'étend aux immeubles alentours. Avec le développement du bâtiment, c'est également la marchandise qui se diversifie, de la mode, aux jouets en passant par les articles de maison. 

François-Xavier Ruel  Les travaux d'agrandissement de 1913

Voiture de livraison du Bazar de l'Hôtel de Ville

Photos : wkipedia, histoiredemode.hypotheses.orgcommerces-immarcescibles.blogspot.fr

En 1900, Franxois-Xavier Ruel meurt et c'est se veuve (puis ensuite ses descendants) qui reprend les rennes du Bazar de l'Hôtel de Ville.  Le BHV ne va alors cesser de suivre les évolutions de la société. En 1913, le magasin change de visage : on construit la fameuse rotonde, agrandit les espaces et la façade se pare d'une multitude d'éléments décoratifs célébrant le commerce. Vient ensuite le temps des années 60 et de la grande consommation. Le BHV instaure le paiement à crédit, les premières nocturnes et bien évidemment les rayons augmentent encore d'avantage (électroménager, bricolage, jardinage, tout y passe.) 

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L'exposition organise son parcours de façon chronologique tout en abordant des thématiques précises comme la collaboration avec des créateurs (Marcel Duchamp aurait acheté au BHV son porte-bouteilles), l'évolution du logo, ou l'introduction de la mode masculine dans les rayons du BHV.

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Bien que l'espace soit relativement restreint (une salle, au dernier étage du magasin), l'exposition est assez complète et tout en appréhendant l'histoire du BHV, c'est aussi l'évolution de la société du XIXe au XXe siècle qu'elle donne à voir : des débuts de l'industrialisation à l'hyper consommation. Mention spéciale à la scénographie, assez ludique qui a l'avantage, selon moi, de pouvoir parler facilement aux enfants.

Bref, un bon moyen de combiner shopping et visite culturelle* !

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* Merci à Marion pour la très intéressante visite de l'exposition et la relecture de cet article !

17 septembre 2016

Tour du monde à Courbevoie

Retour à Courbevoie mais cette fois-ci pour parler des extérieurs du musée Roybet Fould puisque eux-aussi possèdent leurs lots de - belles - découvertes. 

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Le musée Roybet Fould est compris dans l'ancien pavillon de la Suède et Norvège, édifié pour l'Exposition universelle de 1878 à Paris. Construit par l'architecte Henrik Thrap-Maye, il évoque l'architecture nordique à travers sa construction en bois, ces motifs décoratifs sculptés et peints en jaune, rouge ou noir. 

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Le bâtiment doit sa survie (à l'époque, les constructions des expositions universelles étaient généralement détruites par la suite) au prince Stirbei qui rachète le pavillon et en fait l'atelier de sa fille, l'artiste Consuelo Fould. Il le démantèle pour mieux le reconstruire à Courbevoie, dans le parc de Bécon, propriété du prince roumain. Et en cela, il profite du caractère "préfabriquée" du pavillon voulu par l'architecte et qui en fait une des premières constructions de ce type. 

Le pavillon de la Suède et Norvège n'est pas le seul vestige lié à l'Exposition de 1878 que conserve le parc de Bécon. En continuant la balade, on découvre le pavillon des Indes Britanniques qui a connu plus ou moins le même sort que son homologue nordique.

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Commandé par le prince de Galles pour représenter les Indes britannique à l'Exposition universelle de 1878, il est construit à l'intérieur du palais de fer sur le champs de Mars.

(c) Roger Viollet

Là encore, on voit la volonté de matérialiser une architecture typique, ici typiquement indienne. C'est donc la fête aux coupoles dorées, aux carreaux de faïence et bien d'autres encore. Pour autant, on ne voit aujourd'hui qu'une partie de l'édifice qui était beaucoup plus imposant à l'époque.

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A la fin de l'exposition, le pavillon est coupé en deux, l'une d'elle est acquise encore une fois par Georges Stirbei. Comme pour le pavillon de la Suède et Norvège, il le fait reconstruire dans le parc de Bécon et en fait un atelier, mais pour sa deuxième fille adoptique, George-Achille Fould. 

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En plus de ces deux pavillons, on peut même profiter du parc de Bécon, grand espace vert parsemé de fleurs, qui offre une vue sur Paris et la tour Eiffel. 

25 juillet 2016

Le temps des cerises : Panna cotta pistache et son coulis de cerise

C'est en découvrant une recette de panna cotta à la pistache sur le blog de Bon comme bon que j'ai eu l'envie d'en faire une à mon tour, accompagnée d'un peu de cerises (c'est de saison, on aurait tord de s'en priver). 

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J'ai encore quelques progrès à faire concernant le démoulage de panna cotta (les photos parlent d'elles même) mais la recette est plutôt rafraîchissante en ces températures élevées.  

dans le panier panna cotta

Pour la panna cotta à la pistache :

Commencer par tremper dans de l'eau froide la gélatine. Porter à ébullition la crème avec la pâte à pistache. et incorporer par la suite la gélatine essorée. Placer la crème dans des moules et laisser refroidir au réfrigérateur pendant 3 heures. 

Pour le sablé (recette de Fraise & Basilic) :

- 70g de beurre pommade

- 50g de sucre

- 1 oeuf

- 100g de farine

- 25g de poudre d'amande

- Une demi gousse de vanille

Mélanger le beurre et la sucre. Ajouter l'oeuf et mélanger. Incorporer ensuite la farine, la poudre d'amande et la vanille. Mélanger et laisser reposer au réfrigérateur au moins 1 heure. 

Au bout d'une heure, sortir la pâte, l'étaler et former des cercles. Chauffer à 180 °C pendant 15min. A la sortie du four, laisser refroidir

Pour le coulis de cerises :

200g de cerises

10g de sucre

Faire chauffer les cerises et le sucre puis mixer le tout. Laisser refroidir

Une fois les différents éléments préparés et refroidis, démouler la panna cotta sur le sablé puis napper de coulis de cerise. 

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19 avril 2016

La main heureuse avec le musée Roybet Fould

C'est un peu par hasard que j'ai découvert le musée Roybet Fould. Et ce hasard a bien fait les choses puisque je n'ai pas été déçue par ce petit musée dédié aux artistes Ferdinand Roybet et Consuelo Fould. 

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Ferdinand Roybet, autant dire que ce nom m'était inconnu. Né en 1846, Ferdinand Roybet côtoie le milieu artistique parisien de la fin du XIXe siècle. Très vite, il se spécialise dans une peinture reprenant aussi bien dans les sujets que dans le style les grands exemples flamand et hollandais du XVIIe siècle. 

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Et justement, lorsque je suis venue visiter le musée, une exposition dossier était dédiée à une oeuvre de l'artiste, La main sèche, une démontsration de cette influence typique de l'artiste.

Petite mais très didactique, j'ai véritablement découvert l'artiste à travers cette exposition. A l'aide de gravures, des dessins préparatoires, elle nous présente les différentes étapes d'élaboration de l'oeuvre qui a occupé l'artiste une bonne partie de sa carrière. 

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Dans un second temps, on comprend l'origine ancienne et les règles du jeu de la main chaude. C'est peut-être ce point qui m'a un peu dérouté. même si cet inconvénient est du à la disposition des salles du musée, le jeu n'est explicité que dans une partie de l'exposition bien distincte de celle de l'oeuvre en elle-même. Pour la rejoindre, il faut traverser le musée qui est certes petit mais quand même. Du coup, cela casse un peu le visiteur dans son élan. 

Dans les autres salles du musée justement, on en découvre d'avantage sur la carrière de Ferdinand Roybet, présenté en dialogue avec certains artistes contemporains, comme le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux.

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Les dernières salles sont ensuite consacrées à Consuelo Fould, fondatrice du musée et ami de Ferdinand Roybet. Egalement artiste, les peintures de Consuelo Fould sont plus consensuelles (voire mièvres pour nos yeux du XXe siècle) mais finalement agréables à regarder. 

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Le musée est petit, il ne faut pas s'attendre à Versailles mais malgré tout, très agréable ; on n'en ressort pas "gavé" d'informaions, juste content d'avoir découvert l'oeuvre de 2 artistes qui symbolisent bien à eux-deux des tendances de l'art du XIXe siècle. 

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30 janvier 2016

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L'inspiration ====> ici <=====

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